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Aide à la recherche

Rechercher dans les registres de contrôles de l'Ancien Régime

Retrouver un individu

Pour retrouver facilement un individu dans les registres de contrôles de troupes, il est nécessaire de connaître sa compagnie et, si possible, ses dates d’incorporation.

À l’intérieur des registres, l’orthographe des noms propres peut varier. Il arrive également qu’un soldat soit enregistré sous un faux nom, soit par erreur de retranscription, soit par volonté délibérée de cacher son identité. Dans ce dernier cas, les pièces annexes permettent parfois de rétablir la véritable identité de l’individu.

Pour chaque compagnie, il existe une dizaine de registres successifs : un individu peut donc apparaître dans plusieurs registres.

Retrouver une unité (compagnie, bataillon, régiment)

On se référera au paragraphe « les différents corps contrôlés » pour retrouver le mode de classement de chaque corps.

On a conservé l’orthographe et la dénomination des unités telles qu’on les trouve dans les registres.

Les registres contiennent souvent, en page de garde, une table des compagnies, avec parfois un historique du régiment, et le nom des officiers. La compagnie porte souvent le nom de son capitaine, son nom a donc pu varier.

Pour retrouver une unité et sa filiation, on pourra consulter la bibliographie indiquée ci-dessous, en particulier les ouvrages d’André Corvisier et du général Susane.

La datation des registres

Les dates indiquées dans l’instrument de recherche sont les dates relevées par André Corvisier dans son répertoire méthodique, Les contrôles de troupe de l’Ancien Régime (1968-1970, 4 volumes). Dans cet ouvrage, l’auteur a pris le parti de retenir comme dates extrêmes la date la plus ancienne indiquée dans le registre, et la dernière date à laquelle le registre a été modifié. La date la plus ancienne indiquée dans le registre correspond à la date d’engagement du plus ancien soldat du régiment (les soldats étant consignés dans le registre par date d’engagement) ; elle est le plus souvent antérieure à l’ouverture du registre. La dernière date à laquelle le registre a été modifié correspond soit à la date d’engagement la plus récente, soit à une modification du signalement d’un soldat (consignation d’une date de décès, de congé ou de désertion).

Lorsque l’ouvrage d’André Corvisier n’indique aucune date, on a retenu comme dates extrêmes les dates de début et de fin de registre : c’est-à-dire la date d’ouverture du registre, donc du premier contrôle de troupes consigné par ce registre, et comme précédemment la dernière date à laquelle le registre a été modifié.

Lorsque la date d’ouverture du registre n’est pas signalée dans le registre, on a pris le parti d’indiquer entre crochets la date la plus ancienne indiquée dans le registre.

Enfin, certains registres sont déclarés « sans date » (« s.d. ») dans le cas où les dates sont totalement absentes du registre ou illisibles.

 

Rechercher dans les registres matricules du Consulat et du Premier Empire

 Lorsque l’on recherche un soldat de l’Empire ayant servi dans la garde ou dans l’infanterie de ligne, il faut connaître l’unité (3e régiment d’infanterie de ligne ou 1er régiment de grenadiers de la ligne par exemple).

Dès lors le chercheur consulte les instruments de recherche des sous-série correspondantes

20 Yc pour les unités de la garde.

21 Yc pour les régiments de l’infanterie de ligne.

Puis, le lecteur cherche la collection de registres correspondant à l’unité recherchée. Dans ces collections, il cherchera le registre en fonction des dates d’ouverture et en fonction de la date d’incorporation au corps présumé de l’individu recherché. Un conscrit de 1806 se trouvera normalement dans les registres ouverts à partir de l’année 1806, voire dans les années qui suivent.

Par la suite la recherche se fera dans le registre avec l’aide de la visionneuse.

Généralement un registre matricule se composent de trois types de pages.

-          Deux ou trois pages de garde, qui rappellent le numéro de l’unité du corps, la règlementation de la tenue du registre, voire l’historique succinct de l’unité.

-          200 à 500 pages regroupent au centre du registre les pages matricules composées de cases matriculaires pré-imprimées, leur nombre variant de 3 à 6 par page. Chaque case matriculaire est personnelle et nominative et donne, outre le numéro matricule du soldat, les informations biographiques des soldats.

-          Une trentaine de pages patronymiques composent l’index des noms classés par ordre alphabétique (les pages A, B, C…en revanche à l’intérieur des pages d’une même lettre, les noms sont classés de manière aléatoire, il faut donc s’astreindre à dépouiller l’ensemble desdites pages pour trouver le nom recherché). Lorsque l’individu est trouvé, un numéro analogique est inscrit face à son nom. Ce numéro correspond au numéro de page ou de folio du registre.

Ainsi, pour rechercher l’individu dans le registre, il faut se rendre dans les dernières pages du registre grâce à la navigation numérique des vues. Puis feuilleter les pages d’index (pages patronymiques) pour trouver le numéro de page analogique ou est mentionné le patronyme. Celui-ci trouvé, se rendre sur la page analogique correspondante qui doit correspondre, avec une marge d’erreur d’une dizaine de vues, au numéro de vue (la pagination dans le registre se trouvent placée en haut des pages, à gauche ou à droite).

 

 

 


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