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Compagnies des Indes

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Précisions sur la saisie des identités sur les rôles des navires

La saisie informatique des rôles d’équipages des navires de la Compagnie des Indes de Law (1719–1771) et celle de Calonne (1785–1793) qui la suit, par les Amis du Service Historique de la Défense à Lorient a nécessité la connaissance des moyens d’identification des marins dans ce XVIIIesiècle, qualifié par certains historiens de siècle des migrations.

Les Compagnies utilisent les services de la marine royale, grâce au « système des Classes » institué par les Ordonnances de 1681 et 1689, qui inscrit tous les « gens de mer » sur des registres. Le roi leur concède la « levée » (d’autorité) des marins du quartier du Port-Louis, du ressort du département de Vannes et de l’intendance de Brest. Ceux-ci peuvent s’embarquer au commerce, « de grée » (gré) si leur « classe » n’est pas appelée l’année de leur embarquement.

Les caractères d’identification des marins retenus dans les rôles sont ceux qui apparaissent dans les inscriptions sur les matricules des Classes : Nom, et surnom, noms de ses père et mère et le cas échéant de l’épouse, l’âge, le signalement (taille et poil, exemple m = moyen, ch = châtain), domicile (avec mention de la paroisse de résidence, et parfois de l’évêché), et souvent sa classe, (n° de 1 à 5, suivi de son numéro de folio d’inscription), sauf pour ceux du quartier de Port-Louis. Pour le domicile des enrôlés, la qualité de la graphie n’a pas toujours permis d’identifier les paroisses qui ont disparu depuis l’Ancien Régime.

Pour les soldats embarqués, ces caractères sont réduits au nom et au nom de guerre (ou pseudonyme), et sont parfois complétés, pour certains, du nom des compagnies ou régiments, grade ou spécialité. Pour les passagers, le nom et parfois le prénom, le métier, et les identifications des Classes pour les artisans inscrits qui en relèvent (charpentiers de navires, calfats, poulieurs, voiliers), et les métiers de quelques autres, engagés et employés par la Compagnie ou par des particuliers dans les concessions, avec quelques difficultés pour discerner ces statuts. Les esclaves sont identifiés par un nom ou prénom et par leur appartenance à un maître (exemple à Monsieur …, ou domestique de Monsieur…).

Parmi les navigants, on distingue:

  • Les officiers majors : le capitaine, les lieutenants (1er, 2e, 3e), les enseignes (1er, 2e, 3e), l’écrivain, l’aumônier, le chirurgien major, certains d’entre eux, non soumis à la levée d’autorité bien qu’inscrits dans une matricule des Classes, mais exemptés. D’autres sont volontaires pour y faire l’apprentissage pratique du métier de marin, surnuméraires, ou ad honores, et dans ce(s) dernier(s) cas sans appointements.
  • Les officiers mariniers, avec leur « grade » maître, 2e maître, et les autres : contremaître, bosseman et quartier-maître, des maîtres de chaloupes et de canot (patron de chaloupe ou de canot) comme les « maîtres et le patrons, embarqués trois ans en cette qualité » (eux aussi exemptés de levées), les pilotes, et dans les spécialités, les maîtres charpentiers, calfats, voiliers.
  • Les officiers non mariniers des mêmes grades que les précédents, mais de « spécialités » non classées telles que chirurgien, forgeron, commis aux vivres…
  • Les matelots, hommes de mer qui ont acquis une expérience suffisante au fait de la manoeuvre d’un vaisseau, subordonnés aux officiers mariniers, aux cotés desquels distinguent les domestiques, et ceux subordonnés au commis, cuisiniers, boulangers, tonneliers…
  • Les mousses : sont des garçons qui balaient et servent sur le navire, n’étant pas assez forts pour être matelots (Ordonnance de 1681). Il faut les distinguer des apprentis pilotes désignés par le terme de pilotin qui parfois sont enregistrés sous la forme de mousse pilotin, classe de jeunes gens qui ont un commencement d’éducation qui les met au dessus des novices matelots et qui se destinent dans la marine du commerce à devenir officiers.
  • Les novices : garçons âgés de 15 à 22 ans (puis 16 à 25 ans, selon l’Ord. 22/12/1739) trop forts pour rester mousses, trop faibles pour être matelots, qui apprennent le métier de marin. Ils peuvent être identifiés comme novices ou matelots novices.

La solde des membres l’équipage est indiquée en Livre par mois, celles des engagés est annuelle.

Enfin, l'origine des individus est en général indiquée par la paroisse d’où il provient, avec parfois mention de l’évêché. La qualité de la graphie n’a pas toujours permis d’identifier les paroisses qui ont disparu depuis l’Ancien Régime.

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