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Portrait d'indexeur : Jean-Claude Renard

Paul François Charles Jérôme BOUTELOUP

"Je souhaite rendre un hommage à tous les combattants"

La campagne d'indexation collaborative pour l'enrichissement de la base des Morts pour la France de la Première Guerre mondiale atteindra bientôt son objectif. A ce jour, il ne reste en effet plus que 148 302 fiches à indexer avec un rythme moyen de 50 384 fiches par mois en 2017, et de 2483 fiches en moyenne par jour en 2018 !

Derrière cette immense réussite se cachent des femmes et des hommes passionnés et assidus qui, sur leur temps personnel, participent à l'enrichissement du patrimoine archivistique national. Jusqu'à l'indexation de l'ultime fiche, Mémoire des hommes vous présentera le portrait de quelques-uns de ces nombreux indexeurs. Aujourd'hui, rencontrez Jean-Claude Renard, à qui Mémoire des hommes a posé quelques questions :

 

Nom : Renard
Prénom : Jean-Claude
Pseudonyme : @jcrenard2
Département : 95
Nombre d'indexations au 26/01/2018 : 13 550
Rang d’annotateur : 24 sur 2349

 

Vous avez effectué à ce jour un nombre conséquent d'indexations. Quelles sont les raisons qui vous ont amené à participer à cette campagne ?

Deux raisons motivent ma participation à la campagne d’indexation collaborative.
Tout d’abord, je souhaite rendre un hommage à tous les combattants de cette guerre à laquelle mes deux grands-pères ont participé.
Mon grand-père paternel a servi dans l’artillerie au 210e régiment d’artillerie de campagne. Il a combattu en Champagne, en Argonne et dans la Somme. La société d’histoire de sa commune, le Châtelet-en-Brie, lui a dédié une page web sur son site internet.
Mon grand-père maternel a combattu dans l’infanterie, successivement au 36e RI, au 74e RI et enfin au 24e RI. Il a participé à la bataille d’Artois, puis celle de Verdun où il a été déclaré disparu en juin 1916 au bois de la Caillette. Il avait, en réalité, été fait prisonnier et interné en Allemagne puis en Suisse.
L’autre raison est ma volonté à participer à l’enrichissement de cette base de données des soldats morts durant la Première Guerre mondiale, afin d’en permettre une exploitation de multiples façons par tout public (étudiants, chercheurs, grand public).

Beaucoup d'indexeurs ont leurs propres habitudes d'indexation. Avez-vous des motivations particulières qui expliqueraient les vôtres ?

J’ai indexé les soldats de mon département d’origine, la Seine-et-Marne et du Pas-de-Calais d’où ma mère est originaire. J’ai également indexé ceux dont j’ai rencontré le patronyme  au fil de mes recherches généalogiques. Et je m’implique enfin beaucoup dans les différents défis initiés par Jean-Michel Gilot qui est à féliciter chaleureusement pour son rôle de chef d’orchestre.

Pouvez-vous nous en dire plus sur vous ? Votre parcours personnel a-t-il un lien avec la généalogie, les archives ou encore l'histoire ? 

Généalogiste amateur depuis plus de trente ans, puis bibliothécaire, et responsable d’un fonds spécialisé en généalogie, héraldique et histoire régionale, je suis aujourd’hui retraité.

Auriez-vous une anecdote concernant l’indexation collaborative, la généalogie, la recherche, l’histoire… à partager ?

Ce soldat décédé aux Meurissons le 8 janvier 1915 … marié en 1949 et divorcé en 1963 d’après les mentions marginales de son acte de naissance ! Il s’agit certainement d’une erreur de transcription des mentions marginales car la fiche matricule confirme le décès au 8 janvier 1915.


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